Pour tester l'efficacité d'un traitement il faut être très
rigoureux.
Il faut être sûr que l'amélioration que l'on peut constater
n'est pas due à une évolution naturelle de la maladie. On utilise
une technique appelée "protocole en double aveugle".
Il faut définir précisément ce qu'on appelle les "critères
d'inclusion" c'est à dire les critères de sélection
des malades qui vont participer à ce protocole. Par exemple on prend des
personnes entre 30 et 60 ans qui n'ont pas d'atteinte cardiaque et qui ne fument
pas : un fumeur de 25 ans ne sera pas sélectionné.
Il faut ensuite définir des critères objectifs qui vont permettre
de mesurer l'évolution de la maladie, par exemple le
score de Rodnan pour
la peau ou la manométrie pour mesurer des pressions ...
Pour que l'étude soit valable, il faut qu'elle porte sur au moins 30 ou
40 personnes. Ces personnes seront divisées en deux groupes par tirage
au sort : la moitié prendra le médicament que l'on teste, l'autre
aura un placebo c'est à dire un comprimé qui ressemble en tous
points au médicament actif mais qui ne contient pas le médicament.
On dit que c'est en "double aveugle" parce que ni le malade ni le médecin
prescripteur ne savent qui reçoit quoi. Les comprimés sont codés
et le code n'est levé que par le médecin évaluateur.
Les malades sont examinés avant et après, voire pendant, la durée
du protocole. Bien sûr, le médecin leur a demandé leur accord écrit
après les avoir informés. Un malade a absolument le droit de refuser
d'être intégré dans un protocole de recherche quel qu'il
soit et personne ne lui en tiendra rigueur; c'est son droit et sa liberté.
Les malades ne sont pas payés pour faire partie du protocole mais ils
ne payent pas les consultations pour l'évalution et la prescription. Retour