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Soins et santé

Message d'un médecin de soins palliatifs à quiconque fait face à une perte en ce moment

Bien que nous puissions envisager des ventilateurs et des unités de soins intensifs, les mourants font l'expérience de l'amour, de la présence et même du contact d'êtres chers décédés. Ils revisitent les souvenirs d'être tenu et chéri, l'apothéose d'une vie plutôt que sa disparition.

Ils nous apprennent que les meilleurs moments de la vie ne sont jamais vraiment perdus. La leçon semble claire: la totalité de notre expérience humaine ne peut jamais être définie ou réduite à ses derniers instants.

Cela peut être une petite consolation pour ceux qui restent – dont le chagrin aurait en effet été atténué par leur capacité à tenir la main de leur bien-aimé mourant – mais cela peut soulager leur douleur. Sachant que mourir est plus que la souffrance que nous observons, et ce n'est peut-être pas aussi isolant qu'ils le craignent.

Là où une forme de présence peut faire défaut, une autre émerge et compense l'isolement de la maladie. Lorsque la médecine ne peut plus réparer un cœur brisé, d'autres processus moins connus interviennent souvent pour le faire.

En fin de compte, la façon dont nous assistons ou imaginons la mort d'un être cher influe grandement sur notre deuil. Bien qu'il n'y ait pas de mots pour nous atténuer ou nous détacher des réalités de la perte, ceux d'entre nous qui travaillent au chevet des mourants peuvent attester que les patients éprouvent de l'amour, du sens et même de la grâce dans leurs derniers moments.

Les mourants vivent souvent un résumé des meilleurs moments de leur vie, se sentant plus connectés que seuls. Aujourd'hui, nous prenons également du réconfort en sachant que des étrangers derrière des robes et des masques se placent au chevet du patient. Ils se substituent à la famille et aux amis qui ne le peuvent pas.

Peut-être, pendant ces moments sombres, nous rappelle-t-on encore que c'est en cas de besoin que nous sommes souvent à notre meilleur. Nous sommes liés par notre humanité commune et jamais vraiment seuls.

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